Le 25 août dernier, la Haute Direction politique de l’Union Progressiste le Renouveau (Upr) a rendu publique une directive interdisant les adhésions de militants provenant du Bloc Républicain (Br). Bien que cette décision soit, selon l’Upr, une mesure de discipline et de préservation des équilibres, elle constitue une hypocrisie au sein de la mouvance présidentielle, d’après Imelda Bada, vice-présidente du parti politique Mouvement des Elites Engagées pour l’Emancipation du Bénin (Moele-Bénin).
La vice-présidente de Moele-Bénin n’a pas attendu plusieurs jours pour se prononcer sur cette annonce de la Haute Direction politique de l’Upr. Pour elle, la mouvance présidentielle ne se limite pas seulement au Br ni à l’Upr. Elle inclut aussi Moele-Bénin et Renaissance Nationale. Imelda s’indigne donc du fait que cette mesure ne concerne que le parti du Cheval blanc cabré et celui du Baobab. Plus loin, elle a rappelé que l’Upr a récemment accueilli à bras ouverts plusieurs membres de Moele-Bénin dont la démission avait pourtant été rejetée par leur parti d’origine.
Ce fait, selon la vice-présidente de Moele-Bénin, « trahit l’esprit même de la réforme du système partisan ». Ainsi, elle conclut que ce sont précisément ceux qui s’autoproclament défenseurs des réformes qui les « détournent ». Pour elle, il s’agit de la pure « hypocrisie publique et d’une transhumance sélective », ce qui fragilise les relations entre alliés.
Elle invite donc le Président de la République Patrice Talon à « trancher » afin de ramener à la raison ceux qui « dénaturent cette réforme » au profit de leurs intérêts, au risque de voir s’effondrer tous les efforts entrepris pour cette réforme.
Emile SINGBO