Dans un récent communiqué de son porte-parole, le parti Renaissance Nationale (Rn) a annoncé sa fusion très prochainement avec l’Union Progressiste le Renouveau (Upr). Un acte longtemps attendu sur l’échiquier politique national au regard des signes d’essoufflement que manifeste le parti de Claudine Afiavi Prudencio face aux exigences de la réforme du système partisan. Cette réalité a longtemps persisté malgré le changement de nom opéré entre temps par ce parti qui est passé de l’Union Démocratique pour un Bénin Nouveau (Udbn) pour la Rn.
Ce deuxième acte de fusion du parti de Claudine Prudencio après son bref séjour au sein du Bloc Républicain (Br) qui s’est soldé entre temps par un divorce inédit, est le signe d’une prise de conscience politique et la fin de la poursuite d’un idéal. La ministre-conseillère s’est rendue certainement compte qu’elle n’a plus autre choix que de céder à la fusion de peur de périr, c’est-à-dire, de disparaître à jamais de la scène politique.
Cette fusion bien qu’elle soit salutaire pour la fondatrice de l’Udbn et de la Rn puisqu’elle a moins de souci à se faire désormais, c’est bien la fin d’un idéal, celui d’avoir au moins sur l’échiquier politique national un parti politique dirigé par une femme. La réforme a tout simplement sonné le glas de la seule formation politique ayant pour premier responsable une femme qui a fait preuve d’un leadership historique. Ce qui traduit combien les femmes béninoises sont encore loin de se mettre ensemble autour d’une des leurs pour des luttes politiques.
Edouard ADODE












