A travers un sit-in organisé le lundi 10 novembre dernier, des travailleurs de l’Institut National des Recherches Agricoles du Bénin (Inrab) ont donné de la voix pour exprimer leur ras-le-bol vis-à-vis de l’administration. C’était à la direction générale de l’institut à Abomey-Calavi. Ainsi, réunis sous la houlette du Syndicat National des Travailleurs du Développement Rural (Syntrader), ces bras valides font deux exigences à l’administration de l’Inrab.

Dans la motion de ce mouvement d’humeur adressée au Directeur Général de l’institut, ces travailleurs s’insurgent contre la reprise partielle de la dernière élection des représentants du personnel. En effet, l’élection des délégués du personnel de l’Inrab connaît un blocage depuis 2023 avant qu’elle ne soit récemment organisée vaille que vaille. Ainsi, n’ayant pas eu une suite favorable à ses différentes démarches à l’endroit de l’administration de l’Inrab ainsi qu’à l’égard des autorités du ministère de l’agriculture, le Syntrader a décidé de se faire entendre plus fort.
Il exige donc d’une part, « le maintien ou la reprise globale des élections des délégués du personnel de l’Inrab, par vote manuel dans toutes les entités, dans le respect de principes d’équité et de transparence ». D’autre part, le syndicat attire l’attention de l’administration sur quatorze mois d’arriérées de sursalaires qui peinent à être réglés. Il demande alors « la communication sans délai d’un calendrier précis de paiement des quatorze mois d’arriérées de sursalaires et consorts restants… Le paiement des arriérées de sursalaires et consorts de cette année 2025, en fonction du calendrier établi ».
Le syntrader-Inrab ne compte pas reculer tant que ces exigences ne seront pas satisfaites par la Direction Générale de l’Inrab.
La Rédaction












