La 7e mandature de la Haute Autorité de l’Audio-visuel et de la Communication (Haac) s’est engagée sur le chantier de l’assainissement du secteur des médias au Bénin. Un chantier se révèle difficile et complexe puisqu’il heurte facilement la liberté de la presse et même celle de l’expression quand bien même il est un défi incontestable pour redorer le blason du journalisme qui se meurt au Bénin.
A travers une bactérie de décisions, Edouard Loko a encore posé des pas vers cet idéal très recherché par les hommes et femmes des médias mais à la fois redouté au regard des sacrifices que cela nécessite pour chacun. Après des démarches de sondage du terrain des détenteurs de la carte de presse, le seul document qui au Bénin, constate et confère juridiquement le statut de journaliste, la Haac a été obligée de prononcer le retrait de cette pièce pour certains. Ainsi, pour insuffisance de preuve d’exercice du métier, 130 personnes ont vu leur carte de presse retirée. Ce qui engendre des murmures au sein de la corporation.
Au cœur de ces murmures, un élément revient constamment, il s’agit d’un soupçon de règlement de compte en lien avec les choix de certains à l’élection des représentants des médias au sein de cette 7e mandature de la Haac. Ce qui conforte Edouard Loko qui a fait savoir que la carte de presse a été galvaudée à un moment donné du simple fait qu’elle tient lieu de carte d’électeur pour le choix des représentants des professionnels des médias à la Haac. Ainsi, beaucoup pensent être en train de subir des représailles pour avoir opté pour un candidat malheureux à la dernière élection de la Haac.
Mais cette supputation semble être fondée sur une pure coïncidence puisqu’il y a bien de journalistes qui ont battu campagne à un candidat malheureux et qui ont même réussi à mobiliser toutes les voix de leur catégorie et dans leur région au profit de ce candidat, et pourtant leurs noms ne figurent pas pour autant sur la liste des 130. Certes, il n’est pas exclu que ce travail de la Haac soit entaché d’éventuelles erreurs au regard de sa complexité, mais si tel est le cas, des recours gracieux à l’endroit de l’institution anobliraient les uns et les autres. Alors, quoi qu’on dise, la Haac en tant que divinité commune aux professionnels des médias, mérite d’être encouragée quand bien même certaines de ses décisions sont des pilules amères et difficiles à avaler.
Edouard ADODE












