De toutes les tentatives de coup d’Etat auxquelles le Président Patrice Talon a eu à faire face, celle dont la phase de concrétisation a été remarquée le dimanche 7 décembre dernier, se trouve être la plus sanglante. Cette entreprise funeste conduite par le Lieutenant-Colonel Pascal Tigri de la garde nationale présente un schéma bien tracé qui est prévu pour passer. Mais, contre l’attente des auteurs de coup, l’étape du domicile du Chef de l’Etat s’est soldée par un fiasco historique à cause de la riposte exemplaire imposée par le Colonel-Major Dieudonné Adjimon Tévoèdjrè, commandant de la garde républicaine.
Ainsi, il est clair que ce coup planifié pour passser facilement est cassé au grand bonheur du peuple béninois qui redoute de faire plusieurs pas en arrière par rapport à sa marche démocratique. Ça casse et ça continue de casser avec des arrestations tous azimuts et des mandats d’arrêt internationaux décernés. Ça casse même au sein de l’oppostion avec l’interpellation de Candide Azannaï, président du parti Restaurer l’Espoir (Re) et président de la Résistance nationale. Dans la foulée, le Vice-président du parti Les Démocrates chargé des affaires extérieures, Chabi Yayi, fils de l’ancien chef d’Etat Boni Yayi, est aussi interpellé.
A cette allure, les casses de ce coup déjoué s’amplifient et pourraient paralyser l’opposition qui a déjà du mal à participer aux élections à venir.
Edouard ADODE












