La nouvelle forme de crise à laquelle fait face le monde à cette ère du numérique est la guerre informationnelle. Dans cet environnement où l’information circule à grande vitesse, distinguer le vrai du faux devient un exercice de plus en plus complexe. C’est pour répondre à ce défi que l’Union Nationale des Médias en Ligne du Bénin (Unamel-Bénin) et l’Association des Journalistes exerçant dans le Septentrion du Bénin (Ajs-Bénin) ont réuni les professionnels des médias de Parakou autour d’un atelier de renforcement des capacités sur le fact-checking et la production médiatique en période électorale. La formation s’est tenue le mercredi 24 décembre dernier dans les locaux du groupe de presse Daabaaru.

À l’occasion de cet atelier, le président de l’Unamel-Bénin, Barnabas Orou Kouman, a plongé les participants au cœur du fact-checking. À travers plusieurs clarifications conceptuelles, le responsable du groupe de presse Daabaaru a expliqué les mécanismes permettant de distinguer une information fiable d’une fausse information. Il a présenté l’anatomie d’une fake news, ses impacts, ainsi que divers outils de vérification. L’intervenant a également prodigué une kyrielle de conseils sur les stratégies professionnelles à adopter. Pour lui, dans cet univers où les opinions s’affrontent, il faut avant tout « douter de tout ».
A sa suite, l’ex-directeur de Deeman radio et promoteur de la plateforme Canal Bénin Live, Gaston Yamarou a partagé avec les participants les clés d’une production médiatique responsable en période électorale. Sa communication, essentiellement pratique, a permis de soumettre les participants à un exercice concret.

L’homme a par la suite situé le contexte général dans lesquelles les élections auront lieu au Bénin .Pour lui, «c’est un contexte très particulier à plusieurs égards qui appelle un autre état d’esprit psychologique du journaliste » tant pour sa sécurité personnelle que pour celle de son média. Il a par ailleurs insisté sur l’importance de l’élaboration d’un calendrier éditorial d’au moins six mois, couvrant les phases préélectorale, électorale et postélectorale.
À l’issue de la formation, le président de l’Ajs-Bénin, Albérique Houndjo, s’est réjoui de la forte mobilisation des participants.
La séance a connu son épilogue sur la remise officielle des attestations aux participants.
Emile SINGBO












