Après les différents diagnostics des maux qui minent la politique au Bénin, l’heure est à la mise en pratique des réformes concrètes pour y remédier. Ainsi, la marche des réformes électorales, qui a démarré depuis 2019 avec leur cortège de peines, a abordé la phase de son aboutissement à travers les élections générales de 2026 dont la campagne pour la première partie faite des communales et législatives est actuellement en cours.
Ces réformes qui visent à assainir les pratiques politiques au Bénin impactent également la campagne électorale. On assiste de ce fait à une révolution dans la manière de mener la campagne électorale. Le rythme de la campagne a considérablement changé au Bénin de sorte que certaines pratiques qui jadis ouvraient la voie à la corruption électorale sont proscrites.
Ainsi, les gadgets à l’effigie des candidats distribués à chaque meeting sortent désormais des habitudes. Point besoin d’aller à un meeting politique au Bénin dans l’espoir d’avoir des t-shirts, des casquettes, des vivres ou autres biens. On y va tout simplement par militantisme, par curiosité ou par patriotisme pour écouter les offres des uns et des autres.
Mais bien que le rythme ait changé, la cadence peine encore à suivre chez bon nombre d’électeurs qui après chaque meeting repartent déçus traitant les candidats de pingres. Ce qui justifie en partie le manque de ferveur autour de la campagne en cours. Toutefois, certains candidats trouvent des moyens logistiques indirects pour encourager le déplacement de leurs militants tout en restant collés aux principes du jeu.
Edouard ADODE












