La liste des tentatives de renversement de l’ordre constitutionnel au Bénin sous le président Patrice Talon semble devenir interminable. Après celle du 7 décembre menée par le lieutenant-colonel Pascal Tigri dont les séquelles sont encore béantes, il est annoncé une nouvelle tentative de putsch visant à porter atteinte à l’intégrité physique au chef de l’État le 31 décembre 2025. Mais, ce projet funeste a été très vite étouffé dans l’œuf avec à la clé plusieurs arrestations dans l’armée et un enseignant de l’Université d’Abomey-Calavi épinglé.
Dans sa parution du lundi 5 janvier 2026, le journal Le Béninois Libéré révèle qu’un projet d’assassinat du Chef de l’Etat Patrice Talon prévu pour être exécuté la nuit du 31 décembre 2025, a été déjoué un peu plus tôt. Ce projet funeste serait financé par un béninois vivant en Belgique. L’échec de cet énième projet de déstabilisation a permis instantanément l’arrestation de six militaires et un enseignant du département de sociologie à l’Université d’Abomey-Calavi.
Cette nouvelle tentative déjouée plus vite que la précédente semble confirmer la présence imminente du danger. Cette succession de tentative odieuse qui vise le président Patrice Talon et impliquant des soldats, est la preuve d’une infestation de l’armée par ceux que Patrice Talon appelle « voyous » et de l’environnement socio-politique de « monstres » fabriqués par le régime de la rupture. Mais quelle est la profondeur de cette infestation ?
Tant que tous les « voyous » tapis au sein de l’armée ne sont pas connus ou mis hors état de nuire, tant que tous les « montres » fabriqués par le régime en place ne sont pas cernés dans leur entièreté, il est un impératif que la sécurité du Chef de l’Etat soit davantage renforcée. C’est le moment pour les services de renseignement de redoubler d’ardeur et de vigilance afin de fermer définitivement la porte à ce spectre qui tourne. Quant à la haute hiérarchie militaire, c’est le moment de fouetter le patriotisme des forces de défense et de sécurité pour plus de fidélité à leur neutralité politique.
Edouard ADODE












