Pour les élections communales couplées aux législatives du 11 janvier 2026 trois partis de la mouvance présidentielle étaient en lice. Il s’agit notamment de l’Union Progressiste le Renouveau (Up-r), du Bloc Républicain (Br) et du Mouvement des Elites Engagées pour l’Emancipation du Bénin (Moele-Bénin) de Jacques Ayadji pour les législatives. Malgré l’accord de coalition parlementaire entre ces formations politiques, Moele-Bénin tout comme les deux autres partis de l’opposition n’aura aucun député à la 10e législature de l’Assemblée nationale.
Selon les résultats proclamés par la cour constitutionnelle lundi 19 janvier 2026, le Moele-Bénin n’a obtenu que 1,19% des voix très loin des 10% exigés pour bénéficier de l’accord de coalition parlementaire. Ainsi, le risque pris par cette formation politique n’a pas payé. Désormais, Jacques Ayadji peut voir plus clair sur sa marche politique. A partir de cette expérience douloureuse, le ministre conseiller pourra mieux démontrer que l’occupation du terrain politique au Bénin n’est pas une question d’idéologie politique, fut-elle-même la plus élaborée au monde. Avant lui, Claudine Prudencio avait déjà fait l’expérience avec l’Union Démocratique pour un Bénin Nouveau (Udbn) qui est devenue plus tard la Renaissance Nationale (Rn) qui a finalement fusionné avec l’Upr.
Alors, sans nul doute avec cette débâcle, Jacques Ayadji et les siens feront certains des choix plus lucides loin de toute passion en s’inscrivant dans la nouvelle dynamique celle des grands ensembles en attendant que le terrain ne soit prêt pour les idéologies.
Edouard ADODE












