L’année 2026 marque un tournant historique dans la marche démocratique du Bénin. C’est l’année des premières élections générales au Bénin pour un cycle de septennat pour tous les postes électifs. Ainsi, le 11 janvier 2026, les Béninois ont désigné leurs élus communaux et municipaux pour les sept prochaines années ainsi que les députés de la 10e législature de l’Assemblée nationale. A l’issue de cette dernière joute, la Force Cauris pour un Bénin Émergent (Fcbe) de Paul Hounkpè n’a recueilli que 4,78% des suffrages. Or, le candidat de cette formation politique sera en avril prochain, dans le cadre de la présidentielle, face au ministre d’État Romuald Wadagni porté par les partis de la mouvance qui à eux seuls ont raflé près de 80% des voix lors des dernières joutes. Alors, Paul Hounkpè est désormais face au défi du siècle.
Après le brouhaha qui a caractérisé la phase de la constitution et de dépôt des dossiers, seuls deux candidats sont qualifiés pour la compétition de la présidentielle à venir. Il s’agit de Paul Hounkpè porté par la Fcbe, et Romuald Wadagni, candidat de tous les partis de la mouvance présidentielle. Ainsi, le 12 avril 2026, les Béninois auront donc à choisir entre le duo Paul Hounkpè-Rock Hounwanou et Romuald Wadagni-Mariam Chabi Talata Yérima.
Aussitôt, la candidature de Romuald Wadagni officialisée que des soutiens fusent de partout. Presque la quasi-totalité des partis de l’échiquier politique national misent sur le ministre d’Etat. Mais autour de Paul Hounkpè, c’est le calme plat. Personne n’ose vendre chère la peau de ce dernier. Et les résultats des dernières législatives semblent confirmer cette tendance.
A l’issue de ces législatives, le parti de Paul Hounkpè n’a pu obtenir que 4,78% des suffrages exprimés tandis que près de 80% des électeurs ont opté pour les autres partis de la mouvance. Comment remonter cette pente en l’espace de deux mois et réussir à gagner la présidentielle face au candidat de la mouvance qui présente un profil éloquent et des résultats extraordinaires ? Ainsi, le sort de cette élection semble être déjà scellé. Elle semble s’annoncer comme une partie de plaisir pour la mouvance.
Toutefois, ces chiffres peuvent bien être un mirage puisque les élections se suivent mais ne se ressemblent. Les législatives et les communales étant des élections de proximité, les électeurs opèrent leurs choix en fonctions des forces politiques locales présentes sur les listes. Ainsi, il n’est pas exclu que la Fcbe crée le miracle du siècle en passant de 4,78% en janvier à 78,4% en avril à la faveur d’un vote sanction.
Au-delà de tout, il s’agit d’un combat pour l’honneur de Paul Hounkpè et de Rock Hounwanou quelle que soit son issue.
Edouard ADODE












