Depuis l’officialisation de la candidature du duo Wadagni-Talata à l’élection présidentielle du 12 avril 2026, il ne passe un week-end où des mouvements de soutien ne soient créés. Des meetings politiques criant le nom du ministre d’État Romuald Wadagni sont ainsi organisés par des leaders de ces mouvements qui pour la plupart sont membres d’une des deux formations politiques qui portent la candidature de ce duo. Ainsi, la prolifération de ces mouvements semble révéler un malaise dans la gouvernance au sein de ces partis politiques qui sont les premiers acteurs de la campagne au regard de la configuration de la coordination mise en place autour du duo.
Avant même que la campagne électorale pour la présidentielle du 12 avril prochain ne démarre, plus de 300 mouvements sont déjà formés en guise de soutien au duo Wadagni-Talata. Ces mouvements investissent l’espace politique parallèlement aux partis politiques au motif de travailler pour la victoire du duo de la mouvance. Au même moment, chacun de ces mouvements se montre indépendant des formations politiques qui portent la candidature de Romuald Wadagni. Ainsi, les leaders à la tête de ces mouvements semblent s’illustrer pour attirer l’attention du candidat sur eux-mêmes sans l’onction de l’Union Progressiste le Renouveau (Up-r) encore moins du Bloc Républicain (Br). De même, de leur côté, les partis politiques s’organisent méthodiquement pour la même cause sans tenir compte de ces nombreux mouvements.
Certes, il est vrai que les mouvements Waro et les partis politiques de la mouvance présidentielle poursuivent le même objectif, faire élire le duo Wadagni-Talata avec un important taux de participation. Mais, loin des discours politiques, le mur qui existe entre partis politiques et mouvements traduit un malaise. Ce malaise est encore plus visible quand on se rend compte que ces mouvements sont majoritairement portés par des militants des partis politiques non positionnés ou mal positionnés lors des dernières élections législatives et municipales. C’est à croire que la création des mouvements est l’expression déguisée de la frustration de ces leaders qui n’ont plus la possibilité de créer leur propre parti politique. Ainsi, ces derniers semblent désormais être décidés à travailler pour leur propre visibilité auprès du candidat Romuald Wadagni qu’au lieu d’œuvrer pour des partis qui semblent ne pas reconnaître leurs efforts en son temps.
Alors, cette distension en partis politiques et mouvements pourrait jouer contre le duo Wadagni-Talata puisque le combat s’écarte peu à peu de l’objectif principal pour des intérêts personnels inavoués. Il va donc falloir que chaque mouvement se mette sous la bannière d’un parti politique porteur de la candidature du ministre d’État Romuald Wadagni pour une synergie d’action dans la cohérence.
Édouard ADODÉ











