Le rythme s’accélère de plus en plus du côté de la Commission Electorale Nationale Autonome (Cena) en ce qui concerne les préparatifs des élections générales de 2026. Quand bien même, il ne s’agit pas d’un exercice nouveau pour l’équipe conduite par Sacca Lafia, les rendez-vous de 2026 resteront uniques puisque ces joutes ouvriront un nouveau cycle électoral au Bénin conformément à la volonté du Chef de l’Etat Patrice Talon. Ces joutes s’annoncent avec assez d’innovations, fruits de la réforme du système partisan.
Au nombre de ces réformes, il y a celle des parrainages des duos candidats à la présidentielle qui ne sera pas comme elle a été lors du rendez-vous de 2021. Pour 2026, chaque duo candidats est tenu de réunir 28 parrains composés de maires et ou de députés provenant de 3/5 des circonscriptions électorales législatives, selon l’article 132 nouveau du code électoral. En plus de cette exigence, un parrain ne peut parrainer qu’un duo candidat de son parti ou d’un parti ayant un accord de gouvernance avec le sien.
Ainsi, dans ce contexte, la Cena s’est déjà donné pour mission d’expliquer aux parrains le contenu du formulaire de parrainage. Mais face aux députés, plusieurs inquiétudes ont été soulevées notamment celle liée à la pertinence de la mention de l’accord de gouvernance sur le document. A ce sujet, le député Olden Alladatin estime que cette mention n’est pas utile sur le formulaire puisqu’il est possible que des accords soient signés entre les partis après qu’un parrain ait remis sa fiche à un duo candidats. Une lecture que le Directeur Général des Elections a du mal à comprendre.
Alors, bien que le parrainage soit une condition indispensable pour la validation de toute candidature à la présidentielle de 2026, il risque d’être la virgule qui si elle est mal placée dans la phrase peut tout basculer dans le sens contraire.
Edouard ADODE