
La mairie de Sô-Ava a servi de cadre, le mardi 28 avril dernier, à l’ouverture de la 1ère session de la 5e mandature du conseil communal, comptant pour la 2e session de l’année 2026. Entre le symbolisme protocolaire du port d’écharpes et des appels répétés à la discipline républicaine, le Maire André Oussou Todjè a scellé une union sacrée entre les élus. Il a ainsi tracé les sillons d’une gouvernance résolument axée sur la performance et la transformation durable de la cité lacustre, portée par les ambitions du PDC4.

Le décor était solennel à 10 heures précises. Sous la direction du Chef de Cabinet, M. Ilenikoua Jean-Roi, la cérémonie a débuté par l’installation du maire et de ses adjoints. Le moment le plus fort de cette matinée fut sans nul doute le port d’écharpes. Le Maire André O. Todjè a personnellement ceint l’écharpe tricolore de tous les membres du conseil communal. Ce geste symbolise l’entrée officielle en mission des 25 élus de cette 5ème mandature, désormais investis de la légitimité nécessaire pour siéger au sein de l’organe délibérant pour les sept prochaines années.

« Une seule pirogue, un seul cap »
Le clou de cette matinée a été l’allocution d’ouverture du Maire. Dans un discours empreint d’émotion et de fermeté, l’autorité communale a proclamé la fin des clivages politiques. « Aujourd’hui, dans cette salle, il n’est plus question d’étiquettes partisanes », a martelé André Oussou Todjè, invitant les élus de l’Union Progressiste le Renouveau et du Bloc Républicain à faire front commun pour le développement de la cité lacustre. Utilisant une métaphore locale forte, il a comparé le conseil aux rameurs d’une même pirogue devant affronter ensemble les vagues du lac Nokoué. La vision est claire, faire de Sô-Ava, à l’horizon 2028, une commune bien gouvernée, prospère et résiliente face aux défis climatiques. Ce cap est soutenu par le Plan de Développement Communal de quatrième génération (PDC4), dont la mise en œuvre nécessitera une mobilisation accrue des ressources propres.
L’exigence de la ponctualité comme marque de fabrique
Au-delà de la politique et des grands projets, c’est un changement de paradigme dans la gestion du temps qui est attendu. Le Maire a insisté sur l’assiduité et la ponctualité comme des exigences non négociables. « Chaque minute de retard est une minute de service public perdue pour nos populations », a rappelé l’autorité. Un message relayé avec force par le Premier Adjoint au Maire, James Ismael Zossou, « Nous ne sommes plus à l’ère passée où le retard est toléré. S’il n’y a pas la ponctualité dans une administration donnée, ça ne donne pas un bon fruit. […] Qu’allons-nous laisser à la jeunesse demain ? ». Un message fort reçu par les élus, à l’instar du Chef d’arrondissement d’Ahomey-Lokpo, Honoré Gohoungo, qui a promis de travailler en totale symbiose pour relever les défis de la mandature.

Après la photo de famille et le cocktail de fraternité, les élus ont regagné la salle pour entamer les travaux techniques prévus sur deux jours, incluant notamment l’actualisation des taxes et du Schéma Directeur d’Aménagement Communal (SDAC).

À Sô-Ava, les écharpes sont désormais portées et les rames sont prêtes. La 5ème mandature est officiellement en vogue, unis comme les rameurs d’une même pirogue.
José Pascaël AGBO (Crpdt/Atl-Litt)












