Tel qu’il l’a promis, le chef de l’État Patrice Talon se montre très impliqué dans l’organisation de sa succession. Ainsi, après la désignation du candidat de la mouvance présidentielle porté par les partis politiques qui soutiennent l’action du gouvernement, le chantre de la rupture se retrouve à la tête du comité stratégique de la campagne électorale de son dauphin. Il prend donc une part très active dans l’organisation de la transition. Un mouvement exceptionnel qui ne ressemble en aucun cas à la vitesse d’un président en fin de mandat mais plutôt à un effort pour un changement de chaise.
Composée de six instances, l’équipe de campagne du duo Wadagni-Talata est couverte par un comité stratégique dirigé par le Chef de l’Etat Patrice Talon lui-même assisté par Joseph Djogbénou et Abdoulaye Bio Tchané. Ce qui traduit clairement l’engagement du chantre de la rupture dans l’élection de son successeur. Par ce dispositif de campagne, Patrice Talon a opté pour un accompagnement personnalisé et direct à l’endroit du candidat Romuald Wadagni. Il ne compte pas jouer les seconds rôles ou encore moins être équidistant des deux candidats en lice pour cette élection malgré l’accord de gouvernance qui les lient. Patrice Talon sera donc sur le terrain aux côtés de son dauphin pour la bataille contre Paul Hounkpè qui joue sa dernière carte d’opposant puisqu’il avait déjà annoncé de se mettre dans la mouvance quoi qu’il advienne après la présidentielle du 12 avril prochain.
Ainsi, c’est à croire que c’est Patrice Talon lui-même qui est candidat à cette élection puisqu’il y jouera un rôle stratégique. Cette vitesse qu’affiche le chef de l’État est loin d’être celle d’un président en fin de mandat qui devrait se muer en observateur de la compétition entre les candidats à sa succession. Cette implication renforcera à coup sûr le sentiment de redevabilité du futur Président Romuald Wadagni vis-à-vis de son prédécesseur au pouvoir en cas de victoire.
Édouard ADODE











