REÇU PAR MACRON À PARIS, Wadagni se fiche de la mine des voisins ? .Une visite à multiple retombées pour le peuple
Les 4 et 5 octobre dernier, le Président, Romuald Wadagni a effectué une visite officielle à l’Élysée. Cette première visite intervient dans un contexte sous-régional tendu où le Bénin est de plus en plus soupçonné par les autorités des États de l’Alliance des États du Sahel (AES), notamment celles nigériennes, d’être impliqué dans un plan de déstabilisation ourdi par la France. À travers cette visite officielle dont les retombées pour le peuple béninois sont bien visibles, Romuald Wadagni assume ses choix diplomatiques en dépit de la mine de certains voisins.
En affichant publiquement ce rapprochement stratégique avec Emmanuel Macron, le chef de l’État béninois réaffirme la solidité incontestable des relations bilaterales entre Cotonou et Paris. Cette poignée de main chaleureuse sur le perron de l’Élysée envoie un message clair d’indépendance diplomatique, mais elle ne manquera pas d’exacerber les tensions diplomatiques régionales. Du côté de Niamey, cette proximité réaffirmée renforce les rancœurs et valide la méfiance des autorités militaires nigériennes. Ces dernières accusent régulièrement le Bénin de connivence avec les forces françaises pour déstabiliser le régime en place au Niger. En faisant le choix de Paris au détriment des susceptibilités du voisinage, Cotonou scelle un peu plus la rupture. Avec ce voyage officiel, l’espoir d’une réouverture prochaine de la frontière bénino-nigérienne s’évapore quasi définitivement, laissant place à un blocage durable.
Pourtant, malgré ces frictions géopolitiques majeures, le pouvoir béninois dresse un bilan particulièrement satisfaisant de ce déplacement en terre parisienne. Cotonou privilégie le développement économique national et le bien-être de ses citoyens face aux griefs de ses voisins. La visite s’avère extrêmement fructueuse sur le plan financier avec la signature de plusieurs accords de prêts majeurs s’élevant à plus de 65 milliards de francs CFA. Ces ressources massives seront immédiatement injectées dans des secteurs clés pour moderniser le pays, prioritairement la santé, l’agriculture et le réseau d’électricité. Romuald Wadagni démontre ainsi qu’il préfère garantir des investissements concrets et vitaux pour son peuple plutôt que de plier face aux humeurs et aux soupçons de la sous-région.
Edouard ADODÉ



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