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RENTRÉE JUDICIAIRE 2026-2027 À LA COUR D’APPEL DE PARAKOU, Le ministre Détchénou appelle à une justice performante en faveur des justiciables

RENTRÉE JUDICIAIRE 2026-2027 À LA COUR D’APPEL DE PARAKOU, Le ministre Détchénou appelle à une justice performante en faveur des justiciables

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Le jeudi 8 octobre dernier, la grande salle d’audience de la Cour d’Appel de Parakou a accueilli l’audience solennelle de la rentrée judiciaire au titre de l’année 2026-2027. Placée sous le thème « Activité judiciaire et respect de la dignité humaine : défis et perspectives », la cérémonie a réuni le garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation, Yvon Détchénou, le président de la Cour d’appel de Parakou, Thomas Dassi, ainsi que plusieurs acteurs du monde judiciaire.
​Hidayatou MOUMOUNI (Stg)


​À l’ouverture de la cérémonie, le président de la Cour d’Appel a lancé les travaux, avant de donner la parole aux représentants des différentes professions judiciaires. À travers leurs interventions, ces derniers ont mis en lumière les enjeux liés au respect de la dignité humaine dans l’exercice de la justice, ainsi que les défis à relever pour garantir une meilleure protection des droits des citoyens. Au nom de la Chambre des notaires, Adjokè A. M. Mamah a rappelé que derrière chaque dossier, chaque acte et chaque procédure se trouve avant tout une personne humaine. Elle a ainsi insisté sur la nécessité de placer l’être humain au centre de la pratique du droit. « La dignité humaine n’est pas seulement un principe que le droit proclame, elle est une exigence », a-t-elle souligné.


​Pour sa part, le procureur général, Adjiboyé Ambroise, a rappelé la portée de cette rentrée judiciaire solennelle, qui symbolise l’engagement de l’institution judiciaire au service de tous. Il a notamment souligné que cette rentrée concerne l’ensemble des juridictions des départements relevant du ressort de la Cour d’appel de Parakou. Abordant le bilan de l’année judiciaire écoulée, le Procureur Général a relevé plusieurs difficultés auxquelles le système judiciaire reste confronté. Il s’agit notamment de l’insuffisance des infrastructures judiciaires, en particulier des tribunaux de première instance attendus, du manque de magistrats et de l’instabilité de la connexion Internet. Au-delà de ces contraintes matérielles et humaines, il a insisté sur la vocation fondamentale de la justice qui est de protéger les droits des personnes et préserver leur dignité. Celle-ci constitue à la fois une valeur à défendre contre les atteintes telles que la discrimination et l’esclavage, mais également une limite à respecter dans l’application de la loi et l’exercice du pouvoir judiciaire.

Photo de famille


​Intervenant à son tour, le président de la Cour d’appel, Thomas Dassi, a salué la présence des différentes personnalités et des acteurs judiciaires, qu’il considère comme une marque d’attachement à l’institution judiciaire. Il a également mis l’accent sur la reddition de comptes, qu’il a présentée comme l’un des droits fondamentaux du citoyen, permettant d’assurer la responsabilité des pouvoirs publics dans la gestion des affaires publiques.
​Les échanges ont également permis de rappeler les principales missions de l’institution judiciaire, notamment la fonction juridictionnelle, l’instruction et l’enquête, ainsi que l’exécution des décisions de justice.


Toutefois, plusieurs défis demeurent. Parmi eux figurent la lenteur des procédures judiciaires, les risques de dérives lors des gardes à vue, les enjeux liés à la numérisation des services judiciaires et la nécessité de garantir la confidentialité des données sensibles. Ces préoccupations soulignent l’importance de concilier efficacité judiciaire, respect des droits fondamentaux et protection de la dignité humaine. Elles invitent également les acteurs concernés à renforcer les mécanismes permettant d’assurer une justice plus accessible, plus équitable et davantage respectueuse des libertés individuelles.


Dans son intervention qui a très vite pris l’allure d’une plaidoirie en faveur des justiciables, le garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation, Yvon Détchénou, a insisté sur la nécessité de traduire les engagements en actions concrètes. « Les actes valent mieux que les mots », a-t-il déclaré, mettant ainsi l’accent sur l’importance des résultats dans l’amélioration du fonctionnement de la justice. Le ministre a également évoqué une ambition organisationnelle reposant sur quatre piliers, parmi lesquels figurent la création de valeur, la performance, la gouvernance et le professionnalisme. Cette orientation traduit la volonté de renforcer l’efficacité de l’institution judiciaire tout en préservant les principes fondamentaux qui la régissent.


​Au terme de cette audience solennelle, les différents acteurs présents ont réaffirmé leur engagement à œuvrer pour une justice plus humaine, plus efficace et respectueuse de la dignité de chaque citoyen.


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