Interpellé en Afrique du Sud le mercredi 15 avril dernier, l’activiste panafricaniste Kemi Seba fait face à une procédure d’extradition vers le Bénin. Entre espoir de libération et risque de procès, son avenir politique se joue à Pretoria.
Alors qu’il s’apprêtait à rejoindre clandestinement le Mozambique, Kemi Seba, de son vrai nom Stellio Gilles Robert Capo Chichi, est tombé dans les mailles de la justice sud-africaine le mercredi 15 avril dernier. Suite à des investigations, les autorités sud-africaines ont découvert qu’il faisait l’objet d’un mandat d’arrêt international émis par la justice béninoise. L’activiste est accusé d’apologie de coup d’État. Les autorités de Cotonou lui reprochent ses déclarations faites au lendemain de la tentative de putsch déjouée du 07 décembre 2025.
Depuis l’annonce de son interpellation, les réseaux panafricanistes s’organisent. Plusieurs ONG et mouvements citoyens dénoncent une « arrestation politique » et appellent les autorités sud-africaines à rejeter la demande d’extradition. Pour ses partisans, Kemi Seba incarne une voix dissidente qu’on cherche à faire taire. Une aube nouvelle pourrait poindre si Pretoria refusait de le livrer, invoquant le caractère politique des poursuites.
Par contre, si l’extradition est validée, l’activiste fera face à la justice béninoise. Il risque un procès pour apologie de coup d’État et atteinte à la sûreté de l’État, des charges passibles de lourdes peines. Ce scénario marquerait le crépuscule de sa liberté de mouvement et de parole, au moins temporairement. Selon des sources proches du dossier, Cotonou a déjà transmis le dossier d’extradition et suit l’affaire de près.
Entre aube nouvelle et crépuscule, le sort de Kemi Seba reste pour le moment suspendu à la décision des juges sud-africains. L’audience d’extradition devrait avoir lieu dans les prochains jours.
Baliou SALIOU











