La lutte contre le terrorisme à laquelle fait vaillamment face le Bénin à travers ses Forces de Défense et de Sécurité (Fds) est encore loin de connaître sa fin. Malgré la détermination de l’armée béninoise, les terroristes continuent de faire parler d’eux dans certaines communes frontalières de la partie septentrionale. Ainsi, la récente attaque de Karimama qui a causé la mort de 15 vaillants soldats vient confondre le président nigérien, le Général Abdourahamane Tiani, pour qui le nord du Bénin serait abandonné aux mercenaires russes et ukrainiens. C’est désormais une preuve monumentale que le chef de la junte au pouvoir au Niger soit, hallucine ou soit, se trompe de bonne foi.
Une position de l’armée a été attaquée par la nuit du mercredi 4 mars 2026 dans le village de Kofonou dans l’extrême nord. Cette attaque a endeuillé l’armée béninoise avec la mort de 15 soldats selon les sources officielles. Mais, l’opération de ratissage qui a suivi cette incursion meurtrière a permis à l’armée béninoise de neutraliser quatre des hors-la-loi. Ainsi, le dispositif de lutte contre le terrorisme vient d’être sérieusement éprouvé laissant plusieurs familles dans les larmes. Ce qui certainement effrite le crédit confiance des populations des zones en proie à cette situation d’insécurité.
Certes, cette grosse perte qui vient rallonger la liste des victimes de l’hydre et qui appelle à poser les vraies questions sur les failles de l’opération Mirador et tirer les vraies leçons pour sa perfection. Toutefois, cette attaque vient confirmer que des soldats béninois sont bet et bien présents au nord du Bénin contrairement aux récentes allégations du Président du Niger, le Général Abdourahamane Tiani. Selon ce dernier, « il n’y a aucun soldat béninois au nord du Bénin ». Il va plus loin en affirmant sans ambages que le Président Patrice Talon aurait abandonné cette partie de son pays à la merci des terroristes, des français et des ukrainiens. Alors, si tant est que le nord du Bénin est abandonné, comment les terroristes se heurtent contre des positions de l’armée béninoise quand bien même le dispositif présente des failles.
Au demeurant, cet événement douloureux suscite encore plus de doute sur la pertinence et la véracité des déclarations de Tiani au sujet de la crise entre le Niger et le Bénin. Lesquelles déclarations se sont pour la plupart soldées par des démentis dans les faits. Il est plus évident que la lutte contre le terrorisme dans la sous région demande plus la synergie des efforts des Etats et non des accusations.
Edouard ADODE











