Le Mali est à nouveau plongé dans le deuil et l’effroi. Le samedi 25 avril dernier, une offensive terroriste d’une envergure inédite a frappé plusieurs localités stratégiques du pays, atteignant le cœur même de l’appareil sécuritaire malien. Le Général Sadio Camara, ministre de la Défense et des Anciens Combattants, figure centrale de la transition, a perdu la vie lors d’une attaque violente ciblant sa résidence dans la ville-garnison de Kati.
Un bilan lourd et des attaques coordonnées
L’offensive, revendiquée par les groupes armés terroristes notamment le JNIM en coordination avec des mouvements rebelles du Nord, a visé simultanément Bamako, Kati, Gao et Mopti. Le bilan humain est particulièrement tragique. Outre le décès du Général Sadio Camara, qui aurait pris les armes pour riposter avant de succomber, les autorités déplorent la perte de sa seconde épouse, de l’un de ses enfants et de 17 soldats tombés au champ d’honneur. On dénombre également une quinzaine de blessés civils et militaires. En réponse à cette tragédie, le gouvernement de transition a décrété un deuil national de deux jours à compter du lundi 27 avril.
La réaction de solidarité du Bénin
Face à cette escalade de la violence qui déstabilise davantage la région sahélienne, le gouvernement du Bénin a promptement réagi. Par la voix de ses autorités diplomatiques, Cotonou a exprimé sa profonde solidarité envers le peuple frère du Mali. Le Bénin a fermement condamné ces « attaques lâches et coordonnées » et a présenté ses condoléances les plus attristées aux familles éplorées ainsi qu’aux autorités maliennes. Cette réaction souligne l’inquiétude grandissante des pays de la sous-région face à la porosité des frontières et à la nécessité d’une coopération sécuritaire accrue pour contenir la menace djihadiste.
Une figure emblématique disparaît
La mort de Sadio Camara, 47 ans, est un coup dur pour la junte au pouvoir. Considéré comme l’architecte du renouveau militaire malien et le principal artisan du rapprochement stratégique avec de nouveaux partenaires internationaux, son absence laisse un vide immense au sein du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP). Alors que la situation reste tendue dans plusieurs localités, l’armée malienne assure que la situation est désormais « sous contrôle », tout en poursuivant des opérations de ratissage pour sécuriser les zones touchées.
La Rédaction












